Oui, il faut faire en sorte de stopper cette organisation de la société qui prédispose qu’un petit nombre vive dans l’opulence quand, à l’opposé, la grande majorité de nos concitoyens se livre chaque jour à des arbitrages tels que se nourrir ou payer son loyer ou sa facture énergétique, hésite à appeler le médecin lorsque sa santé vacille, fait l’impasse sur les soins dentaires, bref pense à assurer, à grand peine, les seules dépenses fixes du ménage. C’est vraiment le triste bilan global que j’ai fait suite à mes rencontres notamment lors de la tenue de mes permanences ; ceci, chacun peut le constater en écoutant la télé ou la radio ou en lisant la presse, ce qui se passe dans notre ville est malheureusement vécu par des millions de français. En face la colère grandit. Ecole, santé, retraites, logements, pouvoir d’achat, des milliers de familles mesurent la gravité de ce qui est en train de se passer, en même temps, il leur apparaît très clairement la nécessité selon laquelle il faut absolument développer le projet de société alternatif qui soit tourné vers la satisfaction des besoins humains. Dans cette situation nouvelle où le piège à gogos du « travailler plus pour gagner plus » a fait long feu, les meilleures armes du pouvoir restent encore le brouillage des responsabilités et la fatalité des recettes capitalistes. On connaît le refrain « c’est douloureux, mais c’est un passage obligé ». Nos compatriotes ne souffrent-ils pas assez de cette Europe qui jour après jour réduit au plus petit dénominateur commun le socle social, qui livre les millions de personnes dans les bras de ces multinationales de la finance, qui casse chaque année des milliers d’emploi, qui petit à petit tel un poison faisant son œuvre, précarise, fragilise l’avenir des hommes qui enlève chaque jour un peu plus de perspectives pour notre jeunesse. Bien sûr je pourrais illustrer ce propose en invoquant des choix de société découlant des lois Bachelot sur HOPITAL PATIENTS SANTE TERRITOIRES, sur la suppression de la taxe professionnelle nouvelle attaque contre les finances des collectivités locales, sur le service minimum d’accueil qui crée une obligation irréalisable pour les collectivités tout en mettant en danger la sécurité de vos enfants et sur bien d’autres sujets, mais j’aurais l’occasion, dans les prochains jours, d’y revenir car toutes ces réformes voulues par le président découlent d’une même volonté : celle de mettre notre pays en harmonie avec les choix faits pour une gestion libérale de l’Europe. Or dans les semaines qui suivent, nous allons être une nouvelle fois en situation de choix électoral.