Or, aujourd'hui la politique du gouvernement est claire. Performance, résultat, concurrence, rentabilité à court terme sont les maîtres mots. Pendant qu'il livre le sport professionnel aux intérêts financiers, qu'il abandonne aux collectivités territoriales et au monde marchand les pratiques sportives quotidienne de la population, qui s'organiseront en fonction des possibilités financières des familles et des collectivités, l'Etat se concentre sur le sport de haut niveau et la production de quelques champions. De multiples faits témoignent de cette volonté. De nombreux emplois sont supprimés au ministère concerné, dans l'éducation populaire, deux postes sur trois d'enseignants en EPS partant à la retraite ne sont pas remplacés alors que les moyens humains dès l'école primaire sont nécessaires au développement d'une pratique physique et sportive de qualité. Les crédits du centre national pour le développement du sport, en partie détournés n'iront plus aux petites structures. C'est la fermeture ou la réorganisation des CREPS, la suppression des DDJS. Est-ce de cela qu'une nation a besoin ? Mais quelle valeur auront ces médailles si l'éducation physique des enfants n'existe plus, si la vie associative, espace d'engagement citoyen, n'a plus les moyens de son existence ? Les pratiques, de moins en moins éducatives, seront réservées à une élite pendant que nous fabriquerons des personnes mal dans leur corps, incapables de penser les autres, comme des partenaires. Où a-t-on décidé démocratiquement de cette orientation ? Nulle part, même pas à l'occasion d'une élection présidentielle. Nous sommes indignés et nous nous opposons à l'ensemble de ces mesures et nous allons montrer combien est primordial le rôle des associations, du sport fédéral à l'exemple de ce qui développe la FSGT, de l'éducation physique et sportive, car le sport a des vertus et ses vertus s'enseignent. CONSEIL GENERAL DU NORD GROUPE COMMUNISTE SEANCE PLEINIERE DU 06 AVRIL 2009