dimanche 5 octobre 2008, 22:28
Contre le service minimum d'accueil dans les écoles
En tant que Maire de Douchy-les-Mines et aujourd'hui Conseiller Général, j'ai toujours été solidaire des revendications des personnels de l'Education Nationale et des étudiants et j'ai toujours milité pour une école publique de qualité. La municipalité refuse de se substituer à l'Etat dans le cadre de conflits qui l'engagent en sa qualité de responsable du service public de l'Education Nationale. Si l'Etat souhaite instaurer le service minimum, qu 'il le fasse sous lu responsabilité de ses propres agents sans remettre en cause la liberté communale.
Alors que la mobilisation a été très forte, dans toute la France, pour exiger les moyens d'une école de qualité et contester les suppressions de postes dans l'Education Nationale, le Président de la République a annoncé un projet de loi « avant l'été » pour un « droit à l'accueil » des enfants scolarisés. Cette loi a été votée sans aucune concertation, ni avec les syndicats d'enseignants, ni avec les fédérations des parents d'élèves, ni avec les communes. A travers elle, le gouvernement montre sa volonté de passer en force et démontre une fois de plus son mépris pour la démocratie sociale.
Je considère donc que cette proposition de loi met en péril le droit fondamental constitutionnel de grève prévu dans le préambule de 1946. Je constate que l'Etat fait preuve de son incapacité à gérer lui-même le service public de l'Education Nationale lorsque celui-ci est en crise. Je considère également que, même si elle le souhaitait, la commune sera dans l'impossibilité d'assurer ce droit d'accueil du fait du surcoût qui sera généré par le recrutement des personnels qui devront assurer l'encadrement dans de bonnes conditions, suivant les normes Education Nationale (scolaires) ou DDJS (périscolaires). Je constate enfin que l'accueil des enfants devra obligatoirement s'effectuer dans les écoles, les équipements de la commune n'ayant pas la capacité d'accueil nécessaire. Ainsi à l'issue de sa séance du 30 septembre 2008, Le Conseil Municipal, a demandé à l'unanimité au Président de la République ainsi qu 'au Ministre de l'Education Nationale de retirer cette loi et a demandé à l'Education Nationale d'assumer elle-même son rôle de service public.


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