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Bienvenue sur le blog de Michel Lefebvre

DECLARATION DE MICHEL LEFEBVRE, MAIRE DE DOUCHY CONSEILLER GENERAL DU NORD Tel le serpent qui entoure sa proie pour l'étouffer, la vision libérale imposée à notre société par le Président SARKOZY tend à réduire au minimum les missions du service public pour en livrer les parties les plus rentables aux appétits financiers des grands groupes. Aujourd'hui je m'adresse à vous car la logique de démantèlement du service public hospitalier prend une toute nouvelle dimension.

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Contre la privatisation de la poste

Aujourd'hui afin de mieux devancer ces directives, le gouvernement et lu Direction de La Poste ont décidé, sans aucune concertation, de changer le statut de La Poste, qui est un établissement public industriel et commercial, et le transformer en société anonyme, ce qui inévitablement poussera l'entreprise vers des choix exclusivement financiers, où seule la loi du marché s'imposera.

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En tant que Maire de Douchy-les-Mines et aujourd'hui Conseiller Général, j'ai toujours été solidaire des revendications des personnels de l'Education Nationale et des étudiants et j'ai toujours milité pour une école publique de qualité. La municipalité refuse de se substituer à l'Etat dans le cadre de conflits qui l'engagent en sa qualité de responsable du service public de l'Education Nationale. Si l'Etat souhaite instaurer le service minimum, qu 'il le fasse sous lu responsabilité de ses propres agents sans remettre en cause la liberté communale.

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Le 11 mars 2008, l’Agence Régionale d'Hospitalisation demandait le retour à l'équilibre budgétaire aux établissements hospitaliers publics de la région.

En effet, ils annoncent un déficit de près de 80 millions d'euros ! Chaque directeur d'établissement est mis en demeure de retrouver l'équilibre à l'occasion du vote des EPRD, lors des ÇA! Les investissements sont bloqués tant que le retour à l'équilibre n'est pas retrouvé. Les conséquences sont prévisibles même si l'Agence Régionale d'Hospitalisation s'en défend !

Ce sont des mauvais coups contre l'emploi public qui s'annoncent dans une région déjà si marquée par le chômage !

Les dépenses de personnel représentent 70% des dépenses d'un hôpital ! Réduire la masse salariale ne peut également que remettre en cause des acquis sociaux, notamment les 35h ! C'est également le démantèlement de la santé publique avec des activités médicales, chirurgicales et obstétricales qui risquent d'être regroupées donc éloignées à des dizaines de kilomètres des usagers, des fermetures d'hôpitaux (200 annoncés en France). Après le forfait hospitalier, les franchises médicales et les déremboursements des médicaments on s'apprête à rendre payant les parkings, à facturer les chambres particulières à 45 euros, les usagers vont également mettre la main à la poche! Nous sommes la dernière région de France pour l'espérance de vie ou pour la mort prématurée chez l'adulte (6000 morts de plus par an), nous battons de tristes records en particulier pour les cancers. Il faudrait nous prouver qu'il y a trop d'hôpitaux ou trop de lits sur un territoire où tout le monde s'accorde qu'il est déficitaire avec une offre de soins inférieure aux moyennes nationales

                                                              Actions des élus:

Le PCF et ses élus, notamment administrateurs participent à la création de comités de soutien pour tous les hôpitaux du Nord. Les communistes dans leur tournée du nord, ont rencontré les hospitaliers et leurs représentants syndicaux à Douai, Roubaix, Lille, Armentières, Denain, Valenciennes, Cambrai, Maubeuqe pour appeler à l'action et au rassemblement pour défendre l'hôpital public.

Les communistes et leurs élus proposent 4 mesures d'urgence:

1. Un plan d'urgence de 100 millions d'euros pour les hôpitaux de notre région afin qu'ils puissent retrouver un équilibre financier leur permettant d'assurer leurs missions de services publics et de garantir leurs investissements futurs.

2. Un moratoire sur les restructurations avec la participation des représentants des organisations syndicales du personnel médical et non médical, les usagers et tous élus de la région : parlementaires, conseillers régionaux, généraux ainsi que les présidents des conseils d'administration, les maires des communes. La démocratie doit être le moteur pour redéfinir une organisation sanitaire garantissant des soins pour tous, de qualité et de proximité. 3. Stopper immédiatement la tarification à l'activité basée sur la rentabilité financière qui met les activités médicales en concurrence, sous- finance les activités solidaires d'un hôpital public, ce qui privilégie le privé ! Même avec une activité en hausse, les recettes du public actuellement diminuent ! Avec la mise en place de la tarification à l'activité (application à 100% en 2008), tous les budgets des hôpitaux sont mis artificiellement dans le rouge : 12 millions d'euros, 6 millions à Roubaix, 2 millions à Tourcoing, 2,5 millions à Seclin, 1,2 à Valenciennes. 4. Ouvrir les postes gelés, recruter le personnel nécessaire pour améliorer la qualité des soins et des conditions de travail, lutter contre la pénurie en ouvrant un plan d'urgence de formations sanitaires et sociales.

 

Service minimum dans l'Education nationale

II semblerait que le ministre de l'Education Nationale, Xavier Darcos, ait demandé à ses services de "poursuivre et amplifier l'expérimentation du service minimum d'accueil" dans les écoles primaires. En premier lieu, l'organisation du service minimum m'apparaît contradictoire avec le droit de grève qui est un droit inscrit dans le texte de la Constitution de la République depuis 1946. La motivation des enseignants, dans leurs grèves, est concentrée sur l'amélioration de leurs conditions de travail dans l'objectif, non d'obtenir un confort supplémentaire, mais de dispenser un meilleur enseignement à votre enfant à des conditions dignes de notre temps. Par ailleurs, j'estime particulièrement injuste que la Commune ait à assumer les manquements des autres Collectivités et surtout les manquements de l'Etat qui reste responsable du mécontentement qu'il génère à force de réduction des moyens dans l'Education Nationale. En second lieu, le Code du Travail interdit à l'employeur de - casser une grève » en ayant recours à des recrutements pour pallier l'action gréviste. Il ne peut qu'envisager le remplacement par du bénévolat ou en faisant appel à une entreprise extérieure. C'est ce que doit représenter le souhait du ministre que des agents communaux soient mobilisés et rémunérés grâce aux retenues sur salaire des grévistes pour pallier l'absence des enseignants grévistes (agents du ministère de l'Education Nationale). Considérer la Commune comme une entreprise extérieure à laquelle l'Etat peut ainsi faire appel est tout simplement scandaleux. Dans le rapport de force entre un gouvernement de droite et des fonctionnaires attachés au service public, les communes et les parents n’ont pas à être pris en otages du besoin de faire garder les enfants.

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