Le 11 mars 2008, l’Agence Régionale d'Hospitalisation demandait le retour à l'équilibre budgétaire aux établissements hospitaliers publics de la région.
En effet, ils annoncent un déficit de près de 80 millions d'euros !
Chaque directeur d'établissement est mis en demeure de retrouver l'équilibre à l'occasion du vote des EPRD, lors des ÇA! Les investissements sont bloqués tant que le retour à l'équilibre n'est pas retrouvé.
Les conséquences sont prévisibles même si l'Agence Régionale d'Hospitalisation s'en défend !
Ce sont des mauvais coups contre l'emploi public qui s'annoncent dans une région déjà si marquée par le chômage !
Les dépenses de personnel représentent 70% des dépenses d'un hôpital ! Réduire la masse salariale ne peut également que remettre en cause des acquis sociaux, notamment les 35h !
C'est également le démantèlement de la santé publique avec des activités médicales, chirurgicales et obstétricales qui risquent d'être regroupées donc éloignées à des dizaines de kilomètres des usagers, des fermetures d'hôpitaux (200 annoncés en France).
Après le forfait hospitalier, les franchises médicales et les déremboursements des médicaments on s'apprête à rendre payant les parkings, à facturer les chambres particulières à 45 euros, les usagers vont également mettre la main à la poche!
Nous sommes la dernière région de France pour l'espérance de vie ou pour la mort prématurée chez l'adulte (6000 morts de plus par an), nous battons de tristes records en particulier pour les cancers. Il faudrait nous prouver qu'il y a trop d'hôpitaux ou trop de lits sur un territoire où tout le monde s'accorde qu'il est déficitaire avec une offre de soins inférieure aux moyennes nationales
Actions des élus:
Le PCF et ses élus, notamment administrateurs participent à la création de comités de soutien pour tous les hôpitaux du Nord.
Les communistes dans leur tournée du nord, ont rencontré les hospitaliers et leurs représentants syndicaux à Douai, Roubaix, Lille, Armentières, Denain, Valenciennes, Cambrai, Maubeuqe pour appeler à l'action et au rassemblement pour défendre l'hôpital public.
Les communistes et leurs élus proposent 4 mesures d'urgence:
1. Un plan d'urgence de 100 millions d'euros pour les
hôpitaux de notre région afin qu'ils puissent retrouver un
équilibre financier leur permettant d'assurer leurs
missions de services publics et de garantir leurs
investissements futurs.
2. Un moratoire sur les restructurations avec la
participation des représentants des organisations
syndicales du personnel médical et non médical, les
usagers et tous élus de la région : parlementaires,
conseillers régionaux, généraux ainsi que les présidents
des conseils d'administration, les maires des
communes.
La démocratie doit être le moteur pour redéfinir une organisation sanitaire garantissant des soins pour tous, de qualité et de proximité.
3. Stopper immédiatement la tarification à l'activité basée
sur la rentabilité financière qui met les activités
médicales en concurrence, sous- finance les activités
solidaires d'un hôpital public, ce qui privilégie le privé !
Même avec une activité en hausse, les recettes du public
actuellement diminuent ! Avec la mise en place de la
tarification à l'activité (application à 100% en 2008), tous
les budgets des hôpitaux sont mis artificiellement dans
le rouge : 12 millions d'euros, 6 millions à Roubaix, 2
millions à Tourcoing, 2,5 millions à Seclin, 1,2 à
Valenciennes.
4. Ouvrir les postes gelés, recruter le personnel nécessaire pour améliorer la qualité des soins et des conditions de travail, lutter contre la pénurie en ouvrant un plan d'urgence de formations sanitaires et sociales.