II semblerait que le ministre de l'Education Nationale, Xavier Darcos, ait demandé à ses services de "poursuivre et amplifier l'expérimentation du service minimum d'accueil" dans les écoles primaires.
En premier lieu, l'organisation du service minimum m'apparaît contradictoire avec le droit de grève qui est un droit inscrit dans le texte de la Constitution de la République depuis 1946.
La motivation des enseignants, dans leurs grèves, est concentrée sur l'amélioration de leurs conditions de travail dans l'objectif, non d'obtenir un confort supplémentaire, mais de dispenser un meilleur enseignement à votre enfant à des conditions dignes de notre temps. Par ailleurs, j'estime particulièrement injuste que la Commune ait à assumer les manquements des autres Collectivités et surtout les manquements de l'Etat qui reste responsable du mécontentement qu'il génère à force de réduction des moyens dans l'Education Nationale.
En second lieu, le Code du Travail interdit à l'employeur de - casser une grève » en ayant recours à des recrutements pour pallier l'action gréviste. Il ne peut qu'envisager le remplacement par du bénévolat ou en faisant appel à une entreprise extérieure. C'est ce que doit représenter le souhait du ministre que des agents communaux soient mobilisés et rémunérés grâce aux retenues sur salaire des grévistes pour pallier l'absence des enseignants grévistes (agents du ministère de l'Education Nationale).
Considérer la Commune comme une entreprise extérieure à laquelle l'Etat peut ainsi faire appel est tout simplement scandaleux.
Dans le rapport de force entre un gouvernement de droite et des fonctionnaires attachés au service public, les communes et les parents n’ont pas à être pris en otages du besoin de faire garder les enfants.