Sur la photo, j’étais ce jour du vendredi 11 septembre du côté des manifestants, lors de l’inauguration par la ministre de la santé Roselyne Bachelot, de l’hôpital Jean Bernard à Valenciennes. Avec des collègues maires, des syndicalistes, des personnels hospitaliers et de nombreux usagers, j’y suis allé crier ma colère de voir la mise en pièces du secteur public de santé. La santé n’est pas et ne doit surtout pas devenir une marchandise, et pourtant, de plus en plus, on attribue à l’hôpital public des critères de rentabilité, qui font souffrir tant le personnel, que les patients. Une logique qui se voit encore renforcée par la loi HPST (Hôpital, Patients, Santé, Territoires) contre laquelle nous sommes venus dire notre farouche opposition. Sous effectifs, surcharge de travail pour les personnels, disparition des structures de proximité, passage au privé dans certains secteurs comme la cardiologie, la maternité, etc..., tandis que le patient vide de plus en plus son portefeuille, et qu’on demande même d’augmenter le forfait hospitalier... voilà quelques aspects du résultat des réformes successives qui ne font qu’aggraver l’état de notre service de santé déjà bien malade. Mane financière et source de profits immense pour les uns, ce trésor de service de soins à la française doit rester hors de la logique du profit. Sinon c’est la santé de tous qui en patira. Ensemble continuons de nous mobiliser pour défendre un système de santé solidaire.